L’agence de com de demain : plus de communication, moins de communiqués

22 sept

Citoyens !

Dans notre modernité liquide, il est toujours intéressant de prendre un peu de recul sur nos métiers et de mettre en perspective nos convictions avec les attentes du marché.
Justement, j’ai trouvé sur PR2Peer les résultats d’une enquête réalisée auprès de 200 directeurs marketing US visant à recueillir leurs 10 souhaits pour l’agence du futur:

  1. A greater knowledge of digital space: vu la somme d’infos, de réseaux, de « conversations », et d’appellations, force est de constater que décrypter et donner une vision plus claire des médias sociaux est un asset à développer
  2. More use of “pull interactions: c’est la fin du push vertical. On n’impose plus une communication, il faut d’abord écouter ce qui se dit, faire remonter l’info issue des conversations, s’appuyer sur ces milliards d’histoires afin de voir où on peut se greffer sans être intrusif. Vive le PMU online !
  3. Leverage virtual communities: je pense qu’on ne crée par ex nihilo ces communautés, ni qu’elles ne sont que virtuelles. Mais je suppose que c’est beau de se dire qu’un mot magique pourrait sauver nos plans à 3 ans :)
  4. Agency executives using the technology they are recommending: d’où l’enjeu d’ « évangélisation » à l’intérieur des agences. Appliquer à nous-mêmes ce que nous recommandons à nos clients. Ca se met en place, sisi, je vous jure ;)
  5. Chief Digital Officers make agencies more appealing: c’est vrai qu’une personne ressource pour les médias sociaux rassure le client à juste titre. Ce n’est plus un domaine « bricolage », c’est une vraie fonction, qui doit allouer de vraies ressources. Le client ne paie pas pour un « truc », il paie pour une stratégie cohérente, pour une structure et un savoir-faire
  6. Web 2.0 and social media savvy: ça rejoint l’idée qu’il faut une vision à long-terme, plutôt qu’une logique de « buzz » par coups.
  7. Agencies that understand consumer behavior: les agences devraient depuis toujours vendre des solutions qui marchent plutôt que des solutions qui sont plastiquement jolies
  8. Demonstrate strategic thinking: ça rejoint l’idée d’horizon long-terme
  9. Branding and creative capabilities: tout comme les compagnies sont plus à la recherche de « talents » que de « profils », il faut sans cesse être capable de créer des solutions originales, avec comme mot d’ordre la marque, notamment son côté émotionnel. Et ne jamais oublier la question : POURQUOI COMMUNIQUONS-NOUS ? ah ça fait du bien de le dire
  10. Ability to measure success: c’est la grande question de l’année : comment mesurer le bouche-à-oreilles ? Au-delà d’indicateurs objectifs, force est de constater que le succès est toujours une notion relative à d’autres éléments : on se doit donc de les définir au cas par cas.

Avec la crise financière et économique que nous traversons, il est important de réassoir une certaine confiance auprès des parties prenantes au marché. Il est donc fondamental de donner une vision claire de l’apport de nos métiers de communicants aux entreprises.
Source : Desourcesur

3 Responses to “L’agence de com de demain : plus de communication, moins de communiqués”

  1. héloïse 24. sept, 2008 at 11:08 #

    coucou, tes 200 directeurs marketing US ne parlent pas d’éthique dans leurs 10 souhaits pour l’agence du futur? Si c’est ça mettre en perspective nos convictions avec les attentes du marché! Ils parlent d’interactions sociales et de remontées d’information, d’efficacité basée sur la prise en compte du comportement des consommateurs mais ils ne parlent pas de finalité éthique. juste de savoir comment bien faire passer le message (n’importe lequel?). bref j’ai pas compris quoi! bon en même temps, si c’est pour mesurer l’apport des communicants aux entreprises, j’ai pas le bon cadre (et encore, les entreprises font tout pour se donner une image responsable et c’est dans leur intérêt, donc les agences de com du futur vont forcément développer cet aspect qui correspond à un besoin), mais si c’est vouloir prendre du recul sur son métier et sur l’importance de la « communication » (bien faite) dans nos sociétés bref. C’est quoi tes convictions, à toi, par rapport à ton métier? social media, ça se définit comment exactement? c’est l’interactivité, les réseaux sociaux?
    Après, les indicateurs, l’écoute, appliquer à ns-mêmes ce qu’on recommande à nos clients, ça se rapproche de l’éthique, si on la définit comme théorie de l’action, « discipline philosophique qui réfléchit sur les finalités, sur les valeurs de l’existence, sur les conditions d’une vie heureuse, sur la notion de « bien » ou sur des questions de moeurs ou de morale… », en gros une réflexion sur les comportements à adopter pour rendre le monde humainement habitable. C’est pour ça, avec toute cette mode (qui correspond à un besoin) de la responsabilité sociale des entreprises etc, je suis étonnée que le mot ne soit pas prononcé clairement et qu’il ne fasse pas l’objet d’un des 10 premiers souhaits. Surtout que l’éthique, c’est aussi l’efficacité non? Ou AU MOINS afficher faussement un désir de rendre une structure plus éthique, le formuler clairement comme un des 10 souhaits c’est le minimum non?

  2. Laurent Francois 24. sept, 2008 at 21:32 #

    hello Hélo !
    merci pour ton commentaire. Tu as raison d’apporter la dimension éthique dans tout, à l’heure où toutes les compagnies parlent de « RSE » et autre développement durable.

    L’idée qui est sous-tendue dans ce rapport est qu’il s’agit de n’importe quel message, effectivement.

    Je n’ai pas personnellement participé à cette étude, mais force est de constater que manque peut-être une dimension « engagement » : au quotidien, les marques nous demandent ce « qu’elles peuvent faire ». Pas forcément pour se racheter une conscience, mais parce que certaines croient vraiment pouvoir participer à un effort collectif.

    Cette étude est américaine, si elle avait faite en Allemagne ou en France, nul doute que les questions auraient été un peu différentes :)

    Et je te rejoins à 100% sur l’idée que l’éthique est l’efficacité : dans une perspective de business « durable », cette posture et ces actions pour la justifier permettent de se créer une base solide de gens qui croient en la démarche de l’entreprise.

    merci donc pour ton oeil acerbe !

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